L’agriculture au service du bien 

L’agriculture au service du bien 

Pour respecter notre nouvelle mission qui est de “transformer l’agriculture, la consommation et l’entreprise au service du bien”, on doit montrer l’exemple en termes d’agriculture.

Montrer l’exemple, ça veut tout dire comme rien du tout. Est-ce que nos vignerons s’éclairent à la bougie et mangent uniquement du raisin pour arrêter de polluer ? Ou bien, est-ce plutôt nos 2 cofondateurs Thomas et Fx qui créent le fumier pour régénérer les vignes ? Non, montrer l’exemple, c’est poser nos valeurs sur la table, s’entourer de partenaires qui veulent faire évoluer les habitudes, et vouloir aller toujours plus loin. 

Pour ça, on est accompagné par différentes entreprises qui nous aident à aller toujours plus loin dans nos engagements : Biomède, EcoFarms et MiiMOSA.

Alors êtes vous prêt à monter à bord de notre tracteur pour mieux comprendre notre engagement au plus proche de la terre ? 


Oé pour la biodiversité !


C’est bien le nom d’un super programme que l’on a mis en place il y a 2 ans. 

Le Programme Oé pour la biodiversité nous permet d’aller plus loin dans notre démarche. Concrètement, on sensibilise nos vignerons en analysant leurs sols et en observant la biodiversité existante dans leurs vignes.
Pour financer ce programme, on
reverse 1% de notre chiffre d'affaires afin de financer l’analyse des sols des vignerons Oé par l’entreprise Biomede.
On le sait, on n’a pas le même chiffre d'affaires qu’une grande multinationale, mais vous pouvez
remédier à cela tout de suite ;)




Biomede pour un sol en bonne santé


Faisons simple, pour avoir du bon vin, il faut du bon raisin et pour obtenir ce si bon raisin, le sol est une donnée plus qu’importante. 

Malheureusement, il y a 50 ans les viticulteurs épandaient du cuivre sans compter, et ce, jusqu’à 50 kg par hectare et par an. C’est beaucoup n’est ce pas ? C'est pourquoi le bio est souvent critiqué à cause de ce cuivre, qui à dose importante pollue le sol, mais reste autorisé. 

Aujourd'hui, le maximum autorisé est de 4 kg par hectare et par an, et en moyenne, les vignerons Oé sont plutôt entre 1,5 et 2. Ce qui fait donc entre 20 et 25 fois moins qu'avant, et ça, on en est fier !

Mais si les vignes ont été abondamment traitées avec du cuivre il y a longtemps, que reste-t-il dans le sol aujourd'hui ? Comment garantir que ni la terre ni le vin ne seront contaminés ?

Il ne faut pas oublier que le cuivre est un élément indispensable dans le sol pour nourrir les plantes. Il faut donc que le sol comprenne la dose "biodisponible", c'est-à-dire consommée naturellement par les végétaux sans les doper. Parce qu’on aime beaucoup les beaux raisins mais s'ils ont les mêmes muscles que Lance Armstrong, on est moins fans.

Pour vous donner des chiffres, on estime qu'il faut que le sol comprenne entre 50 et 100 ppm (1 ppm = 1 partie par millions = 0,0001%) de cuivre pour que le sol reste sain et que la consommation par les ceps compense le cuivre apporté dans l'année. Et c’est à ce moment-là qu'intervient… BIOMEDE ! Tadaaaa. 


Biomede est le pionnier de l'extraction des métaux lourds des sols agricoles par les plantes. On appelle ça la phytoextraction. Il a fallu plusieurs années de recherche à Biomede pour concevoir un mélange de plantes idéal afin d’extraire les métaux lourds des sols. 

Cette entreprise a développé un super appareil qui permet d’analyser facilement les sols. 

Il faut environ 30 analyses par hectare pour avoir une densité suffisante et que le diagnostic global soit pertinent. 

 
Fx, notre cofondateur, s’est prêté au jeu et est allé chez Emmanuel, notre vigneron Oé dans le sud de la Vallée du Rhône.

La consigne était simple : si le sol contient plus de 200 ppm, on sèmera entre les rangs de vignes des plantes hyper-accumulatrices, c'est-à-dire qui accumulent et assimilent plus de cuivre que les autres plantes.


On s'en servira de couverts végétaux, puis on les coupera et on les revalorisera (soit dans les vignes, soit pour une autre utilisation), et la dose de cuivre dans le sol aura diminué.
On estime que cela permet de réduire de 50 ppm la dose de cuivre à chaque plantation, donc chaque année.


C'est déjà le début d'une viticulture régénératrice, c'est-à-dire qui a vocation à prendre soin de ne pas dégrader le sol et qui, en plus, répare le sol et lui redonne toute sa fertilité. C’est pas beau ça ? 

Après de multiples relevés, Fx était fier de nous annoncer que le sol chez Emmanuel, notre vigneron Oé, contenait entre 100 et 150 ppm de cuivre. Pas besoin de plantes hyper-accumulatrices. Yippee !!

 

EcoFarms pour une meilleure performance

Une fois que les sols sont analysés, nous faisons appel à l’entreprise EcoFarms qui se rend chez les vignerons pour auditer leur vignoble. EcoFarms analyse en profondeur les aspects économiques, sociétaux et environnementaux afin d’optimiser les performances des vignobles. L’entreprise suit le vigneron pendant 4 mois en respectant une méthode qui permet de mesurer efficacement les initiatives des vignerons.

Voilà une analyse d’EcoFarms pour Denis, vignerons Oé, ayant son domaine au cœur de la Vallée du Rhône. On voit bien les trois indices : économique, socio-territoriale et agro-environnementale. Le bilan de Denis est positif avec un indice de durabilité de 64% (contre 37% pour des exploitations comparables), quel bon vigneron ce Denis ! 

 

Après cette analyse globale EcoFarms propose différentes actions à mettre en place pour favoriser le développement de la biodiversité dans le domaine.  

À ce moment-là, on discute des différentes propositions avec nos vignerons, et on voit ce qu’ils veulent mettre en place. Souvent ils veulent construire un grand parc d'attractions au sein de leur vigne, avec des loopings et des manèges et nous chez Oé, on se bat plutôt pour qu’ils construisent une grande piste d'atterrissage pour tous les avions. C’était juste pour voir si vous suiviez encore, plus sérieusement, on discute de la façon dont on pourrait rendre leur domaine encore plus à l’écoute de la biodiversité, pour tendre vers un monde meilleur. 

Et pour financer tout ça, on fait appel à … MiiMOSA !

  

Des MiiMOSAAA par centaines…

Non, ce n’est pas un remix des célèbres magnolias de Claude François.
La plateforme MiiMOSA permet de financer des projets d’agriculture et d’alimentation durables sur le modèle de don avec des contreparties ou du prêt rémunéré.
Conscient de l’importance de l’agriculture dans le monde de demain, cette plateforme a été créée pour f
aciliter la transition écologique des parcelles agricoles.
Grâce à nos campagnes de financement participatif sur MiiMOSA on a pu mettre en place des actions proposées par EcoFarms pour développer la biodiversité au sein des vignes. 

On a lancé 2 campagnes de financement, la première chez Franck et Véronique, vigneron Oé à Pujols, qui produisent notre délicieux Bordeaux rouge.
Franck et Véronique avaient pour objectif de
développer une ligne d’agroforesterie et d’augmenter le nombre de haies champêtres dans leur parcelle.
Le but est de trouver un équilibre entre la vigne, la faune, la flore, les arbres, l’eau sur la parcelle. 

La 2ème campagne que nous avons lancé était pour Pascal et Nicolas, vignerons Oé qui produisent notre très apprécie Bordeaux Blanc. Au programme de cette deuxième campagne de financement participatif : des haies, des nichoirs, beaucoup de biodiversité et des petites chèvres des Pyrénées ! Grâce à la campagne, Pascal et Nicolas ont pu accueillir des chèvres, leur construire une bergerie pour qu’elles s’épanouissent en pleine nature. Ça donnerait presque envie d’être une chèvre !

(même les chèvres de Pascal et Nicolas demandent du Bordeaux Blanc)


Voilà, vous savez tout ce qu’on met en place pour mettre l’agriculture au service du bien (et du bon !). Si vous doutez de ma deuxième affirmation vous pouvez tester par vous même.


À bientôt pour comprendre la suite de notre mission… 

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