Oé et l'économie circulaire

Oé et l'économie circulaire

Produire, acheter, utiliser, jeter. Voilà la façon dont on nous a appris à consommer. Jeter quelque chose fait partie du processus de consommation aujourd’hui. Il est vrai que les révolutions industrielles et technologiques ont facilité la vie de nombreuses personnes, mais ces avancées ont surtout banalisé un nouveau comportement : l’hyper consommation.
Chez Oé on s’est pas mal creusé la tête pour répondre à ce modèle linéaire de consommation où on produit, on utilise puis on jette. 

On s’est posé différentes questions, dont celle-ci : “Comment faire pour arrêter de jeter une chose alors qu’on peut s’en resservir ?”.
En cherchant, on est tombé sur un super
podcast qui parle du monde de demain, animé par Julien Vidal, fondateur du mouvement “ça commence par moi”. Dans ce podcast on retrouve le témoignage de Jules Coignard, cofondateur de Circulaire, le premier réseau mondial de start-up de l’économie circulaire. 

Êtes-vous prêt à tout savoir sur l’économie circulaire ? ;) 


Oé, mais où va t-on ? 


Si on vous demande comment vous trouvez le modèle économique français, je suis sûre, même pour les plus patriotes d’entre vous, que vous trouverez quelque chose à redire. 

Concentrons-nous sur le problème des déchets. On le sait, on produit de plus en plus de déchets. 91% de la production mondiale fonctionne de manière linéaire. C’est à dire que 91% de ce qu’on extrait et de ce qu’on produit va avoir une fin de vie incinérée, enterrée ou va finir dans la nature.
Le vrai souci c’est qu’on pioche dans les ressources comme si elles étaient sans limites. On a donc une double problématique : en amont avec des ressources qui deviennent de plus en plus rares ; et en aval, avec une gestion des déchets qui se révèle être compliquée. 


On peut se demander si notre modèle économique n’est pas à bout de souffle. On extrait des ressources pour qu'à terme, elles deviennent des déchets.
Il n’y a donc aucun intérêt économique.

Deux phrases font échos à ce véritable souci dans notre manière de voir la consommation : «
le déchet est une ressource au mauvais endroit », et « le déchet est une erreur de design ».
Quand on prend le temps de relire ces phrases on se rend compte qu’on pourrait repenser la manière d’écrire notre production et faire en sorte que le déchet soit une aberration. Alors à vos plumes, réécrivons l’avenir ensemble !

 


Ça tourne avec l’économie circulaire ! 


On est nombreux à avoir déjà entendu parler d’économie circulaire.
Rien à voir avec une économie où tout le monde serait en vélo (même si on aimerait bien), l’économie circulaire consiste à
produire de manière durable en limitant la consommation et le gaspillage des ressources et la production des déchets.
Dans cette économie on retrouve différentes boucles de valeur positives. Les boucles les plus longues de cette économie concernent le recyclage des déchets. Donc THE question dans l’économie circulaire c’est : “comment mieux recycler ses déchets ?”

Mais lorsqu’on se pose cette question, c’est que l'on produit déjà des déchets. Il existe donc des boucles plus courtes (non, on ne parle pas de coupe de cheveux).
Pour arriver sur ces boucles plus courtes on réemploi, répare, loue. Cela demande un vrai changement de modèle pour parvenir à modifier les habitudes et les manières de penser. 


Ces boucles portent des noms différents pour pouvoir les traiter séparément. On a d’un côté les boucles biologiques, où les déchets produits sont organiques et peuvent retourner dans la terre sans endommager notre bel écosystème.  

Et de l’autre côté, on a des boucles techniques, qui concernent ce qui a été transformé et ne peuvent pas revenir tel quel à la terre.
Pour ces boucles on privilégie le chemin “court” en réemployant, réparant ces produits. Le but ultime de la circularité est de tendre vers les boucles courtes. On garde la valeur du produit et on crée plus d’emploi. On a donc un impact environnemental, économique et social optimisé, que demander de plus ? 


Chez Oé, on est adepte de l’économie circulaire et pour ça on a remis en place la consigne (le réemploi) de nos bouteilles. Au lieu de jeter une bouteille de verre pour qu’elle soit recyclée* on va la laver puis la réutiliser. 


*Et oui, recyclable ne veut pas dire recyclé. En France en 2020 seulement 85% du verre a été recyclé, le reste … enfoui !


Pour vous donner une idée, dans une nouvelle bouteille, il n’y a pas que des matières recyclées. Les bouteilles transparentes sont constituées de 70% de matière première neuve et les bouteilles vertes 25%. 


 

Des emplois à en avoir le tournis


Je vous entend déjà vous dire “mais si on arrête de produire de nouvelles choses, on va fermer plein d’emplois, ça ne va pas du tout !”. Et bien, figurez vous que non. Nous ne perdons pas d’emplois en passant dans un modèle de circularité. Au contraire, pour vous prouver tout cela, voici des données venant d’une étude du ministère de la transition écologique permettant de visualiser ce changement.


À court terme, en France, seront créés 300 000 emplois net si on passe en économie circulaire. 


Très simplement, pour gérer 10000 tonnes de déchets, si on les enfouit cela créer 1 emploi, si on les incinère cela en créer 3 et si on les recycle on crée 31 emplois, enfin, si on les réemploi on créer… 550 emplois ! 


Et bien oui, il en faut des gens pour laver, reconditionner, réparer, réemployer… Fini les bullshit jobs. Quand des gens travaillent pour l’économie circulaire, ils sont plus motivés, ils ont le sourire, ils arrivent à percevoir la valeur créée pour le vivant. Même si je n’oserais pas dire qu’en construisant des stades de foot dans le désert on ne perçoit pas la valeur créée pour le vivant, loin de moi cette idée… 

Ces métiers de l’économie circulaire font appel à la créativité et la personnalité de chacun, tout le monde peut revisiter un métier, réinventer la manière dont on fait les choses.
Ce nouveau modèle implique des changements dans les besoins, il faut donc réajuster, créer des nouveaux métiers. On le voit avec l’application du vrac, de la consigne, beaucoup de métiers sont à créer autour de ce nouveau processus. Alors quelque soit vos compétences et votre métier, vous pouvez
mettre de la circularité dans vos affaires !

 

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