Comme chaque année, on vous parle de ce label qui nous anime tant. Depuis 2017, on peut dire maintenant que c’est une looongue histoire d’amour ;)
B Corp, c’est un symbole simple, un signal puissant. C’est notre boussole depuis tant d’années. C’est avec ce mouvement qu’on se booste à toujours aller plus loin et à pousser nos engagements pour plus d’inclusion, de justice et d’équité.
Certains d’entre vous le savent sûrement, les standards ont évolués. Ils sont encore plus stricts et imposent un niveau très haut d’exigence. Pour être certifié et pour garder cette certification, il faut prouver qu’on évolue et qu’on challenge, que l’on remet en cause nos engagements chaque année. Et au delà de le faire, il faut le prouver avec des éléments concrets. Et c’est là que ça se corse.
Parce qu’être certifié par B Lab, ce n’est pas juste raconter une belle histoire. C’est démontrer, chiffres à l’appui, qu’on transforme réellement notre manière de produire et de travailler.
Les engagements chez Oé
Au risque d’être un peu redondants, être certifié par B Lab, ce n’est pas cocher des cases une fois pour toutes. C’est se faire auditer, questionner, challenger. C’est regarder en face ce qui fonctionne… et surtout ce qui peut (et doit) progresser.
Chez Oé, on a toujours vu cette exigence comme une chance. Une chance d’aller plus loin que le simple “faire du bon vin”. Notre mission, on la répète souvent : faire le bien par le bon. À la terre, à celles et ceux qui la cultivent, et à celles et ceux qui le boivent.
Concrètement, ça veut dire quoi ?
Ça veut dire travailler main dans la main avec des vigneronnes et vignerons engagés en agriculture biologique, les accompagner vers des pratiques toujours plus respectueuses du vivant, soutenir la biodiversité dans les parcelles, préserver les sols, réduire l’empreinte carbone de chaque bouteille.
Ça veut dire repenser nos emballages, développer le réemploi, questionner chaque matériau utilisé. Ça veut dire mesurer nos émissions, les réduire, et assumer notre responsabilité dans une filière qui doit se transformer en profondeur.
Ça veut dire aussi s’engager socialement : gouvernance transparente, partage de la valeur, inclusion, équité. Parce que la transition écologique ne va pas sans justice sociale.
Et cette année, avec les nouveaux standards B Corp, le niveau monte encore d’un cran. Plus de preuves à apporter. Plus d’indicateurs à suivre. Plus de cohérence à démontrer entre nos paroles et nos actes. Franchement ? Ça secoue. Ça oblige à se poser les bonnes questions. Ça met face à nos contradictions.
Mais c’est précisément pour ça qu’on aime ce mouvement.
Et comme on ne peut pas entrer dans le détail de tout ce que l’on fait dans un seul et même article, on a choisi ici de vous parler du réemploi et de la régénération. Deux de nos engagements qui pèsent vraiment dans le game !
Le réemploi : de 1% à 71% (et ce n’est qu’un début)
En 2020, quand on s’est lancés dans le réemploi des bouteilles, moins de 1% de nos volumes étaient concernés. Autant dire qu’on partait de loin.
Aujourd’hui :
- 71% de nos bouteilles vendues aux Cafés-Hôtels-Restaurants partent dans le circuit du réemploi.
- 26% de l’ensemble de nos bouteilles vendues sont réemployées.
La marge de progression est immense. Mais le chemin parcouru l’est tout autant.
Pourquoi on s’acharne ? Parce que le réemploi change tout. Par rapport à une bouteille recyclée, il permet d’économiser :
- 79% de gaz à effet de serre
- 76% d’énergie
- 51% d’eau
On investit massivement dans cette démarche. Les bouteilles réemployables sont plus lourdes que les recyclables. Elles coûtent plus cher. Elles demandent plus de logistique. Mais on a fait le choix d’absorber ces coûts pour rendre le réemploi du vin possible en France depuis 2020. Pour contribuer à démocratiser à nouveau ce qui existait déjà mais abandonné au profit du recyclable. Parce qu’attendre que le marché ou l’état le fasse n’était pas une option.
On toujours eu le souci du détail. L’envie de pousser plus loin nos engagements. Notamment pour nos étiquettes. Elles sont recyclées, hydrosolubles, micro-perforées, avec des découpes en forme d’oiseaux pour laisser mieux passer l’eau lors du lavage. L’encre est recyclée ou alimentaire.
Et on ne s’est pas arrêtés là. Notre nouvelle génération d’étiquettes arrive tout doucement en point de vente. Une vraie innovation.
Pourquoi évoluer alors que l’actuelle fonctionne déjà très bien ?
- Pour faciliter encore plus le décollage en vue du réemploi
- Pour réduire les coûts, le temps et l’énergie liés à l’impression
- Pour proposer une étiquette moins salissante, avec une zone d’expression plus petite
Concrètement, cette évolution permet :
- 50% de matière économisée au global
- Près d’un tiers de papier en moins grâce à une étiquette plus étroite
- La suppression d’un deuxième passage en machine (nécessaire avant pour évider l’oiseau), pour éviter l’utilisation d’un rouleau de “dorure”, une matière chauffée pour évider les étiquettes
Désormais, notre oiseau se place en bord d’étiquette. Plus besoin de second passage en machine d’impression. Moins d’énergie. Moins de matière. Plus de cohérence.
Notre étiquette actuelle est top. La prochaine est dingue. Et elle s’installe tout doucement dans vos points de vente préférés.
Régénérer plutôt que simplement produire
Chez Oé, l’engagement ne s’arrête pas à la bouteille. Il commence dans les sols.
On accompagne tous nos vignerons pour réduire le travail du sol, planter arbres et haies, séquestrer du carbone, favoriser la biodiversité et régénérer le cycle de l’eau.
Concrètement :
- Analyses de sols et diagnostics 360°
- Plus de 1150 mètres de haies plantées
- 695 plants mis en terre
- 30 variétés différentes (pommiers, amandiers, arbustes et autres végétaux) dans des projets d’agroforesterie
- Plus d’une trentaine de nichoirs installés pour les oiseaux et une dizaine pour les chauve-souris
- Création d’une bergerie avec 5 brebis landaises et 10 chèvres des Pyrénées, conseillées par le Conservatoire des races d’Aquitaine
On ne parle pas juste de biodiversité. On la plante. On la protège. On la fait revenir.
Et début 2024, on a franchi une nouvelle étape : l’achat de notre premier domaine près d’Avignon, le Domaine Oé de la Chapelle Saint-Pierre. Un terrain d’expérimentation grandeur nature pour aller encore plus loin dans la viticulture régénérative. On vous en dira plus très vite.
Être B Corp, ce n’est pas être parfait. C’est accepter que le niveau monte. Que les preuves doivent être solides. Que les chiffres comptent. Que la cohérence se mesure.
Et on célèbre ça aujourd’hui avec vous. Parce que si on peut continuer à hausser le niveau, à innover, à transformer notre filière, c’est aussi grâce à votre confiance, vos retours, vos exigences.
Alors voilà : le défi est lancé, une nouvelle fois. Continuer à faire du vin qui rassemble. Du vin bio, engagé, exigeant. Du vin qui prouve que performance économique et impact positif peuvent, et doivent, avancer ensemble.
On n’a pas toutes les réponses. Mais on est sûrs d’une chose : on ne veut pas arrêter de se poser les questions.
Et si les standards évoluent, tant mieux.
Parce que nous aussi.
L’équipe Oé