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La vigne au printemps : de l'entretien du sol jusqu'à l'éclosion

Ah le printemps, le ciel est bleu, c’est la saison des amoureux. Après un repos hivernal, la nature se réveille doucement comme la belle au bois dormant, les fleurs éclosent et les oiseaux chantent. Idyllique n’est ce pas ? Vous l’avez compris, chez Oé, on aime beaucoup le printemps. Cette saison fait office de doux réveil pour les cultures, notamment pour les vignes. Les vignerons eux, s’activent dans leurs parcelles car l’arrivée du printemps rime souvent avec plus de travail dans les parcelles. Et oui, il faut aider les bourgeons qui donneront les raisins à bien se développer et veiller à bien entretenir la terre et la vigne. On vous fait un petit tour d’horizon des activités réalisées dans les vignes au cours de la saison, c’est parti !

 

L’entretien des sols au printemps

Le débuttage des ceps de vigne

Le printemps nous émerveille et nous donne l’occasion de voir de belles choses. La sève de la vigne qui s’était accumulée dans les racines pour survivre au froid remonte et sort par les cicatrices laissées par la taille d’hiver : on dit que la vigne pleure. Les vignerons comprennent que le printemps est là, que la nature revient et que le travail du sol peut débuter. 

En hiver, on a butté les ceps de vigne, c'est-à-dire que l’on a recouvert les pieds de terre pour les protéger du froid. Au printemps, même s’il faut rester vigilant aux épisodes de gel, on peut enlever la terre des ceps et la répartir entre les rangs de vigne. On appelle cette opération, le débuttage ou déchaussage.

Le désherbage sur la parcelle

Avec le printemps, la verdure se développe dans les cultures. Et il faut veiller à ne pas laisser les adventices s’installer. Les adventices sont des mauvaises herbes, les plantes qui poussent dans les cultures sans y avoir été cultivées et qui entrent en concurrence avec les plantes cultivées. En agriculture conventionnelle, par gain de temps, on fait bien souvent appel au désherbage chimique tandis qu’en agriculture biologique, le vigneron utilise uniquement des produits bio ou naturels. D’autres alternatives sont possibles comme :

  • Le désherbage mécanique, qui consiste à enlever les mauvaises herbes à l’aide d’outils comme la houe ou la bineuse. 
  • Le désherbage par les animaux. Ils mettent le fil à la patte pour aider les vignerons. C’est le cas des moutons avec lesquels on pratique la moutondeuse. C’est une tonte naturelle réalisée par les moutons pour remplacer les tondeuses à essences ou électriques et qui ne pollue pas.
  • Le griffage est un labourage superficiel qui vise à enlever les mauvaises herbes en aérant le sol et évite la prolifération des plantes parasites.

Un mouton est passé par là

Pour lutter contre les parasites végétaux, les champignons comme le mildiou ou l'oïdium et les parasites animaux comme le phylloxéra, les vignerons Oé utilisent des alternatives plus respectueuses de l’environnement. Contre les champignons, le cuivre ou le soufre sont autorisés en agriculture biologique. Pour lutter contre les parasites, on fait la part belle à la biodiversité et aux insectes auxiliaires de cultures qui réduisent naturellement les espèces néfastes pour les vignes.

Oé s’engage pour la biodiversité. Vous voulez en savoir plus sur notre programme ? C’est par ici !

La nature dans les vignes 

L’enherbement aux pieds des vignes

En plus de la suppression des mauvaises herbes, le vigneron ajoute une bonne couverture végétale entre les rangées de vigne : l’enherbement. Cette technique renforce la parcelle et favorise le développement de la biodiversité. L’herbe se sert de l’eau et des nutriments pour en faire profiter les vignes. Il faut toutefois veiller à ce que ces herbes ne privent pas la vigne de ses ressources.

Les autres travaux d’entretien du sol de la vigne

Il existe une multitude d’autres travaux pour entretenir le sol à l’arrivée du printemps. On bêche la terre pour enlever les racines inutiles, on plante de nouveaux ceps pour remplacer les ceps morts qui ont été arrachés auparavant. On ajoute à la terre des engrais verts comme des céréales, du trèfle ou des radis fourragers par exemple pour favoriser la fertilisation des sols.

Vous voulez en savoir plus sur l’entretien du sol en viticulture biologique ? C’est par ici !

 

Le travail dans la vigne au printemps

Le printemps marque le début d’un nouveau cycle végatif pour la vigne. Le vigneron accompagne ses vignes toute la saison et jusqu’à la fin de l’été pour les vendanges. 

Des petits bourgeons

Le débourrement et l’ébourgeonnage 

Dans les vignes, la première étape du printemps est le débourrement. C’est à ce moment-là que les bourgeons grossissent avant de faire apparaître les nouveaux rameaux. Le débourrement commence dès avril et se poursuit au mois de mai. Les bourgeons s'ouvrent et les petites feuilles de la vigne font leur apparition.

De mai à juin, le vigneron pratique l’ébourgeonnage, qu’on appelle aussi épamprage. Cette technique consiste à arracher à la main les rameaux “gourmands”. Ces rameaux viennent de bourgeons qui se sont développés en plus de ceux laissés par la taille. Ces rameaux ne donnent pas de fruits et peuvent gêner le développement des rameaux fertiles en réquisitionnant une partie des sucres de la sève. 

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, la bonne croissance de la vigne dépend de l’ébourgeonnage. En enlevant ces rameaux inutiles, le vigneron donne toutes ces chances aux bons rameaux pour donner de bonnes grappes de raisins bien mûrs. On évite aussi une trop grosse concentration de feuillage pour que la sève nourrisse au mieux les grappes. La vigne, c’est tout une stratégie !

Les travaux dans les vignes

Le palissage dans la vigne

Tout au long de la croissance de la vigne, le vigneron s’assure que celle-ci se développe dans les meilleures conditions. Il pratique ce qu’on appelle le palissage. On relève les sarments de la vigne et on les attache horizontalement sur des fils de fer pour maintenir correctement les branches. Cette étape permet d'aérer la vigne et de l’aider à grandir correctement car elle évolue en hauteur et profite d’une parfaite exposition au soleil. Les raisins se développent en hauteur et facilitent le travail des vendanges si elles se font mécaniquement. En récoltant les vignes en hauteur, les tracteurs préservent les pieds de vigne. Et oui, nos amis vigneron pensent à tout. 

Le palissage s’effectue généralement en avril et en mai. Le vigneron guide la pousse des raisins tout au long de son éclosion. On peut décomposer ces étapes en trois parties :

  • L’attachage, où le vigneron attache le serment au fil de palissage le plus bas pour canaliser sa croissance,
  • L’accolage se déroule au fur et à mesure que la vigne pousse. On place la vigne contre les fils de palissage pour qu’elle se développe correctement,
  • Le relevage, la vigne devient vers le mois de juin une liane et a besoin que l’on l’aide à canaliser sa pousse pour ne pas qu’elle parte dans toutes les directions. Les rameaux sont glissés entre les fils de fer du palissage.

 Rognage et effeuillage  

Après le palissage, c’est au tour du rognage. Cette étape consiste à couper les extrémités des rameaux pour que les éléments nutritifs de la vigne comme la sève, puissent  se concentrer sur les grappes et non sur les bouts des branches. Malin n’est-ce pas ? En coupant ces extrémités superflues, on assure une bonne maturation aux raisins. Le rognage permet aussi de ne pas faire trop d’ombre aux ceps de vigne et de favoriser leur ensoleillement. Ce serait dommage de ne pas le pratiquer, qu’en pensez-vous ?

Au mois de juin, le vigneron s'attèle à l’effeuillage. Il enlève les feuilles qui poussent à hauteur des raisins. Les feuilles enlevées sont généralement positionnées à l’est, du côté du soleil levant. Les grappes sont aérées, ce qui favorise l'exposition au soleil et facilite le travail de la cueillette. Cela permet d’éviter de trop exposer les grappes aux maladies car les pourritures grises se développent d’abord sur les feuilles. Que des bons côtés !

 

La nouaison

Pour le vigneron, la meilleure période de l’année est celle de la floraison. C’est à ce moment-là que le travail effectué toute l’année porte ses fruits, au sens propre comme au figuré. En s’épanouissant, les fleurs perdent leurs premiers capuchons floraux et se transforment ensuite en fruits, c’est ce qu’on appelle la nouaison. Les raisins peuvent commencer leur développement. C’est aussi à cette période qu’on va pouvoir commencer à déterminer la date des futures vendanges. Vous voulez savoir comment se passent les vendanges en viticulture biologique ? C’est par ici !

La nouaison

Du côté du chai, les beaux jours qui arrivent poussent les producteurs à organiser des caves ouvertes. Des caves ouvertes ? Oui, c’est comme les traditionnelles portes ouvertes mais dans les caves. Généralement les fermentations, y compris malolactiques sont terminées et les cuvées du printemps peuvent être mises en bouteille. 

Dans les vignes, pour l’heure, il est temps de laisser nos raisins arrivés à maturité. Une maturation qui va se poursuivre tout l’été. On vous en dira plus dans notre prochain article sur les saisons.

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