Le 23 juin 2026, il a fait 44,3°C à Pissos, dans les Landes.
Pas en Espagne. Pas en Grèce. Mais dans les Landes, en France !
Cette nuit-là, la température n'est pas descendue en dessous de 21,6°C en moyenne nationale. C'est la nuit la plus chaude jamais enregistrée en France, selon Météo-France. Le lendemain, 29,9°C de moyenne jour/nuit sur tout le territoire : un record absolu qui efface ceux de 2003 et 2019.
Et on était juste un mardi de juin !
Bon, on n'est pas là pour se faire peur en vrai, la peur ça paralyse et nous on veux faire bouger les choses. On est plus là pour vous dire pourquoi chaque choix, même un verre de vin, compte plus qu'on ne le croit.
La chaleur s'enflamme
Depuis 1947, Météo-France recense les vagues de chaleur à l'échelle nationale.
La moitié d'entre elles ont eu lieu avant 2010 en 60 ans.
L'autre moitié depuis 2010 en 15 ans à peine.
L'été 2025 a compté deux vagues de chaleur, des incendies d'une ampleur inédite dans l'Aude et une anomalie de +1,9°C, troisième été le plus chaud jamais enregistré. En juin 2026, l'Allemagne frôlait son record national à 41°C. La Suisse battait les siens pour un mois de juin.
Ce n'est plus une tendance. C'est notre réalité.
Mais voilà ce qui est vrai aussi : on a les solutions. Le GIEC l'a dit noir sur blanc dans son dernier rapport de synthèse : une réduction de la demande pourrait permettre une baisse de 40 à 70% des émissions mondiales d'ici 2050. Pas dans 200 ans. D'ici 2050.
Ce qu'on mange et boit pèse 24% de notre empreinte carbonne
Notre alimentation représente 24% de l'empreinte carbone des Français, selon l'ADEME. Soit environ 2,1 tonnes de CO₂ par habitant et par an juste pour ce qu'on met dans l'assiette et le verre.
C'est un des leviers les plus puissants qu'on ait individuellement.
71% des Français privilégient aujourd'hui les produits locaux. Le marché bio a repris sa croissance en 2025 (+3,6%, à 12,6 milliards d'euros selon l'Agence Bio). Les gens comprennent !
Lentement... mais ils comprennent !
Dans les vignes, tout commence par le sol
Un sol cultivé en viticulture biologique contient en moyenne 50% plus de matière organique qu'un sol conventionnel. Ce n'est pas qu'un chiffre de botaniste : un sol vivant stocke du carbone. Alors qu'un sol mort en émet.
Les vignobles bio abritent 30% d'espèces animales et végétales en plus que les vignobles conventionnels. Des insectes, des oiseaux, des plantes, tout l'écosystème qui permet à la vigne de résister notamment à la chaleur.
En viticulture conventionnelle, les pesticides et engrais chimiques font le travail. Mais ils coûtent en émissions à la fabrication, en biodiversité détruite, en sols appauvris qui se réchauffent plus vite. Choisir un vin bio, c'est choisir de ne pas financer et encourager ça.
ALors qu'est-ce qu'on fait chez Oé
Et en chiffres, pas en promesses
On va aller droit au but.
Par rapport à la viticulture conventionnelle, nos vins génèrent :
79% de gaz à effet de serre en moins,
76% d'énergie consommée en moins,
51% d'eau consommée en moins,
C'est mesurable. Ce sont les chiffres de l'Ademe. C'est dans nos pratiques concrètes : agriculture bio et régénérative, zéro pesticide, vignerons rémunérés +15% au-dessus du prix du marché parce qu'on ne peut pas demander à quelqu'un de faire les choses bien si on ne lui en donne pas les moyens.
71% de nos bouteilles sont aujourd'hui issues du réemploi, une première en France. On milite pour que les capsules en métal non recyclables disparaissent du marché (stopcapsules.fr). On fait des bouchons en liège FSC. On emballe sans plastique.
Evidemment, on a encore pas mal de chemin à faire.
Mais chaque bouteille qu'on vend, c'est une bouteille qui ne finance pas le modèle d'en face.
Un verre de vin change-t-il vraiment la donne ?
Honnêtement ?
Un verre seul, non.
Mais si on met bout à bout tous les vignerons qui cultivent autrement, tous les producteurs qui réduisent leur impact, tous les consommateurs qui font des choix différents ça, oui, vraiment.
Le GIEC ne parle pas de sacrifice. Il parle de sobriété, des mesures permettant "d'éviter des demandes tout en assurant le bien-être des personnes". Autrement dit : vivre mieux, autrement.
Boire moins, boire mieux, c'est choisir des producteurs sérieux, demander à son restaurant pourquoi sa carte n'affiche aucun vin bio.
Ces gestes-là semblent petits. Mais ils envoient des signaux au marché. Et les marchés, ça bouge !